L’art de la mosaïque à la fin du 19ème siècle, reste l’apanage des chefs d’œuvres et des savoir-faire des mosaïstes de Venise ou Rome. Il faut attendre l’arrivée de mosaïstes dans la capitale de France dans les années 1880 afin que cet art polychrome se dévoile avec des chantiers tel que les basiliques du sacré cœur de Montmartre, l’opéra Garnier, le panthéon de paris, le musée du Louvres, la basilique notre dame de la garde à Marseille, la basilique Notre Dame de Fourvière à Lyon, la cathédrale sainte marie Majeure de Marseille, la basilique du rosaire à Lourdes, La basilique de Lisieux.
En dehors des mosaïques religieuses, comme celle de la basilique de la pucelle à Domrémy, il y a des œuvres plus profanes comme l’exposition du centenaire à Paris en 1889 ou le tombeau de Pasteur de 1896 ; mais aussi le pourtour du grand palais et petit palais de Paris. Ces mosaïques de la fin du 19ème siècles et début 20ème siècle s’attachent beaucoup à la figuration et à des présentations narratives (religieuses ou laïques). C’est par le savoir des mosaïstes commela famille Odorico,Pellarin, Facchina, Crovato, venus du village Sequals province d’Udine, que cet art se développe comme revêtement mural dans les édifices religieux et institutionnels puis des entrées d’immeubles, des monuments aux morts et la décoration d’intérieur. Ces mosaïstes ont développé leur art en créant une école de la mosaïque de Spilimbergo dans le Frioul qui prendra un essor tardif et reconnue comme « école officielle de mosaïque » qu’à partir de 1922.